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Réévaluation de Loyer : jusqu’où peut-on aller ?

Pour un propriétaire bailleur, la question est fréquente : peut-on augmenter le loyer pour suivre le marché, après des travaux ou au départ d’un locataire ? En réalité, la réponse est très encadrée. En gestion locative, il ne faut pas confondre trois situations distinctes : l’indexation annuelle, les travaux d’amélioration et le loyer manifestement sous-évalué. Nos spécialistes vous éclairent.

L’indexation annuelle reste la règle de base

En cours de bail, le propriétaire ne peut pas augmenter le loyer librement.
La révision n’est possible que si le contrat comporte une clause de révision et elle se fait alors selon l’IRL publié par l’INSEE (Indice de Référence des Loyers). Sans clause, il n’y a pas de révision annuelle possible. Et si le bailleur oublie d’appliquer cette révision dans l’année, il ne peut pas la récupérer rétroactivement au-delà de ce délai.

À titre de repère, l’INSEE a publié le 15 janvier 2026 un IRL du 4e trimestre 2025 à 145,78, soit une hausse annuelle de 0,79 %. Cela montre bien que l’indexation existe, mais qu’elle reste mécanique et encadrée.

Attention aux exclusions, notamment énergétiques

C’est un point de vigilance majeur aujourd’hui : pour les logements classés F ou G, certaines hausses sont bloquées. Le service Public précise qu’en métropole, lorsqu’un bail a été conclu, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, la révision annuelle du loyer n’est plus possible pour ces logements. Et la réévaluation d’un loyer sous-évalué au renouvellement est également exclue dans ce cadre.

Il faut aussi rester prudent avec les logements conventionnés ou soumis à des régimes particuliers, qui obéissent à leurs propres règles.

À Nice, en zone tendue, un changement de locataire ne permet pas tout

Nice étant située en zone tendue, le loyer est encadré lors d’une remise en location. En principe, le nouveau loyer doit rester identique à celui du précédent locataire, éventuellement révisé par l’IRL si cela n’avait pas été fait dans l’année. Un départ de locataire ne permet donc pas, à lui seul, de « recaler » le loyer sur le marché.
C’est souvent là que se joue la vraie difficulté pour les bailleurs : le marché local peut avoir progressé, mais la loi ne permet pas pour autant une hausse automatique.

Il existe toutefois des exceptions bien précises

  • Le premier cas est celui d’un logement resté vacant plus de 18 mois. Dans cette hypothèse, le loyer n’est plus limité par le montant du précédent loyer et peut être redéfini au moment de la remise en location, sous réserve des autres règles éventuellement applicables.
  • Le deuxième cas concerne les travaux. Si le logement a fait l’objet de travaux d’amélioration ou de mise en conformité pour un montant au moins égal à la moitié de la dernière année de loyer, le bailleur peut réévaluer le loyer, dans la limite de 15 % du coût réel TTC des travaux. Et si les travaux, réalisés depuis moins de six mois, atteignent au moins une année de loyer, le loyer peut être redéfini à la relocation ou en cours de bail avec accord exprès du locataire au moment du renouvellement (tous les trois ans), là-aussi sous réserve des autres règles éventuellement applicables.
    Autrement dit, de simples rafraîchissements ou travaux esthétiques ne suffisent pas. Il faut des travaux d’amélioration réels, significatifs et justifiables.

Le cas du loyer sous-évalué est plus technique

Lorsqu’un loyer est manifestement sous-évalué, le propriétaire peut demander une réévaluation, mais uniquement au renouvellement du bail, selon une procédure stricte. Il doit faire sa proposition au moins six mois avant l’échéance du bail et l’appuyer sur des références de logements comparables dans le voisinage. Il faut au minimum trois références dans la plupart des cas, et six dans certaines grandes agglomérations.

Cette procédure suppose donc un vrai dossier. Une impression générale sur le marché, ou quelques annonces relevées en ligne, ne suffisent pas. En cas de désaccord, la commission départementale de conciliation puis, si nécessaire, le juge peuvent être saisis. La hausse éventuelle ne pourra excéder la moitié de la différence entre le loyer actuel et les loyers pratiqués.

Jusqu’où peut-on aller, concrètement ?

La vraie réponse est simple : pas aussi loin qu’on pourrait le croire.
En gestion locative, une hausse de loyer ne se décide jamais « au feeling ». Elle dépend du bail, de la localisation du bien, de la vacance éventuelle, de la nature et du montant des travaux, du niveau initial du loyer… Pour un bailleur, le bon réflexe n’est donc pas de se demander combien il aimerait augmenter, mais dans quel cadre légal il peut réellement le faire. C’est précisément là qu’un accompagnement en gestion locative prend tout son sens : sécuriser la démarche, éviter les erreurs, et défendre une revalorisation seulement lorsqu’elle est juridiquement fondée.

Safi Méditerranée accompagne les propriétaires bailleurs à chaque étape, pour concilier valorisation du bien, respect de la réglementation et sérénité de gestion.

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